Marie Cécile Thirion
Marie Cécile Thirion

À l’occasion du 6e Forum mondial Convergences 2015, rencontre avec Marie-Cécile Thirion, chef de projets au sein de la division agriculture et biodiversité de l’Agence Française de Développement.

La sous-alimentation touche environ 870 millions de personnes dans le monde. Alors que la population mondiale devrait dépasser les 9 milliards d’individus d’ici à 2050, l’agriculture est confrontée à la raréfaction de l’eau, la dégradation des sols et la volatilité des prix. Dans ce contexte, comment optimiser l’utilisation des ressources et assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous ?

Pour Marie-Cécile Thirion, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, c’est d’abord un défi de volume : comment répondre en quantité suffisante à une demande alimentaire croissante ? Mais c’est aussi un enjeu de qualité et de diversité pour que chacun puisse avoir accès à une alimentation équilibrée et adaptée à ses besoins. Dans un univers fini avec des contraintes de plus en plus fortes sur les terres et les ressources naturelles, l’agriculture (qui reste le premier secteur consommateur d’eau et d’engrais minéraux) doit aussi prendre en compte son impact sur l’environnement.

Nous devons tirer les leçons de nos échecs pour envisager avec nos partenaires un autre type d’agriculture plus adapté aux situations locales et réinventé avec les populations sur place. Une agriculture plus économe en eau, en terre, qui se préoccupe du maintien de la biodiversité, respecte les ressources naturelles et permet de sortir une grande partie de la population rurale de la trappe à pauvreté dans laquelle elle se trouve1.

Pour mener à bien cette transition vers une agriculture en mesure de répondre aux défis de demain, l’AFD travaille sur plusieurs chantiers, parmi lesquels :

  • l’irrigation, qui est un moyen d’intensifier l’agriculture et de gérer le risque climatique ;
  • la promotion de techniques agroécologiques plus respectueuses de l’environnement, qui utilisent le couvert végétal pour protéger le sol et retenir l’eau, limitent le laboure et associent de façon étroite agriculture et élevage ;
  • la valorisation des pratiques traditionnelles qui prennent en compte l’environnement et la gestion des ressources qui deviennent rares.

 

1 Trois quarts des habitants pauvres des pays en développement sont des ruraux et tirent leur subsistance de l’agriculture.

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