Jean-Michel Severino
Jean-Michel Severino

L’échec des négociations de Genève fin juillet fragilise le cycle de Doha. Quelles seraient les conséquences d’un échec du cycle de Doha pour le monde en développement ?

L’échec du cycle de Doha aurait des conséquences très importantes, dans la vie économique internationale, parce qu’il démontrerait d’une manière générale l’impossibilité qu’il y a, notamment, à s’entendre entre pays développés et pays en voie de développement sur un cadre commercial qui serait de nature à faciliter, à accélérer le développement économique des pays les plus pauvres.

Ceci est donc inacceptable ; et outre les conséquences importantes que cet échec pourrait avoir sur le développement du commerce international, et donc de la place des pays en voie de développement eux-mêmes ; cet échec s’étendrait sans doute à d’autres négociations internationales, accroîtrait le climat de méfiance qui pourrait s’instaurer entre pays développés et pays pauvres, et fragiliserait l’ensemble de la gouvernance internationale aussi bien dans des sujets comme l’environnement, que la gestion financière internationale, que la gestion de risques sanitaires.

Il est donc impératif que nous arrivions à trouver les bon compromis par lesquels les pays en développement pourront trouver progressivement une insertion dans un commerce international où il auront la possibilité de protéger leurs activités les plus sensibles, de prendre en compte leurs spécificités ; et en même temps un cycle qui permettra d’accroître le niveau d’ouverture et le niveau d’échange dont toute la planète a besoin.

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