Au lendemain d’une COP25 très décevante à Madrid, on apprenait que le mois de novembre 2019 était le second (après novembre 2015) le plus chaud jamais mesuré depuis 1880. Dans la capitale espagnole, on a pu prendre une autre mesure : celle du fossé entre, d’un côté, des gouvernements incapables de s’entendre pour prendre à bras-le-corps la question du réchauffement climatique et, de l’autre, des ONG et des militants de la société civile de plus en plus inquiets et mobilisés.

Notre dernière revue de presse de l’année s’intéresse, notamment, à la question des migrations climatiques qui, du Bangladesh au Mali, prennent de l’ampleur dans un brouillard juridique total : aucun statut n’a encore été défini au niveau international pour ces millions de personnes « chassées » de chez elles par les inondations ou la sécheresse.
Terminons, toutefois, sur une note d’espoir : à l’hôpital de Treichville, en Côte d’Ivoire, on a trouvé un moyen de pallier l’absence de couveuses pour les bébés prématurés en expérimentant la « méthode du kangourou ». Et cela marche !

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

Thomas Hofnung
Rédacteur en chef d’iD4D

Migrants climatiques : de la baie du Bengale aux bidonvilles de Dacca [REPORTAGE]
© Marion Pehée - Libération
Migrants climatiques : de la baie du Bengale aux bidonvilles de Dacca

Les désastres climatiques, autrefois espacés de plusieurs décennies, surviennent maintenant tous les deux ou trois ans au Bangladesh. Du jour au lendemain, les victimes, démunies, deviennent des migrants climatiques. Témoignage.

« Au Bangladesh, « notre maison a disparu sous nos yeux »  » , Libération, le 15 décembre 2019

Au Mali, migrer au rythme de la guerre et de la désertification [DÉCRYPTAGE]
© UN Photo - Marco Dormino
Au Mali, migrer au rythme de la guerre et de la désertification

Elles s’étaient déjà déplacées pour échapper aux troubles civils en 2012. Maintenant, nombre de familles maliennes migrent à cause de la désertification. Un phénomène lié au réchauffement climatique qui menace près de 98 % du territoire malien et alimente les conflits.

« Comment l’avancée du Sahara déplace les familles maliennes et accroît la violence  » , Equal Times, le 13 décembre 2019

« Réfugiés climatiques » : le nom d’un vide juridique [ENQUÊTE]
© Josh Haner - The New York Times - Redux - Rea
« Réfugiés climatiques » : le nom d’un vide juridique

16,1 millions de personnes ont été contraintes à l’exil en 2018 par des phénomènes climatiques, principalement aux Philippines, en Chine et en Inde. Ces « réfugiés » n’ont toujours pas de statut juridique international.

« Qui sont vraiment les « réfugiés climatiques » ?  » , La Croix, le 9 décembre 2019

Le marsupial qui sauve les nourrissons ivoiriens [DÉCRYPTAGE]
© Yassin Ciyow
Le marsupial qui sauve les nourrissons ivoiriens

Les couveuses manquent au CHU de Treichville à Abidjan. Pourtant, sur 90 nourrissons prématurés en état critique, 89 ont pu être sauvés depuis mars 2019 grâce à une méthode inspirée des kangourous : un « peau à peau » d’une belle efficacité.

« En Côte d’Ivoire, les bébés prématurés sauvés par la méthode « mère kangourou »  » , Le Monde Afrique, le 12 décembre 2019

Sud-Africains plongés dans la nuit [ARTICLE]
© Nic Bothma-EPA
Sud-Africains plongés dans la nuit

Entreprises, particuliers, écoles… Depuis le 9 décembre, personne en Afrique du Sud n’est épargné par les délestages électriques massifs de la compagnie nationale d’électricité Eskom. Les centrales, mal entretenues, fonctionnent à 90 % au charbon et ont en moyenne 37 ans.

« L’Afrique du Sud en proie à des coupures d’électricité sans précédent  » , France info, le 12 décembre 2019

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