Suzanne Ngane
Suzanne Ngane

Suzanne Ngane est directrice de la coopération et de la communication du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal au Cameroun (Feicom).

Le Feicom, un organisme public camerounais lancé en 1974 pour soutenir la décentralisation, a organisé un laboratoire lors des Journées européennes du développement (JED), sur les questions de financement des collectivités locales au Cameroun. Depuis 2006, le Feicom assume un mandat d’intermédiation financière : l’une de ses missions consiste à chercher des appuis chez les bailleurs de fonds, de manière à aider les municipalités à financer des projets de développement.

En 2010, le Feicom a ainsi financé un total de 209 projets pour un montant de 21 milliards de francs CFA, portant sur des équipements éducatifs, commerciaux, d’électrification ou d’adduction d’eau. L’objectif: promouvoir la croissance au niveau local, tout en préservant l’environnement. Parmi ses partenaires figurent de grandes agences de coopération internationale telles que l’Agence Française de Développement (AFD), l’Agence canadienne de développement international (ACDI), Swissaid et d’autres.

“L’atelier a présenté des projets dans la gestion des forêts, des mines et carrières, des matériaux locaux dans la construction”, explique Suzanne Ngane. Avec l’Association des communes forestières du Cameroun (ACFC), le Feicom a notamment travaillé sur un plan de gestion des forêts sur plusieurs années, de manière à tenir compte de la régénération forestière.

Parmi les initiatives présentées à Bruxelles figurait aussi le projet One child, one tree de la commune de Kembo, dans la région Nord-Ouest du Cameroun, une zone sèche où le reboisement est nécessaire. Pour chaque acte de naissance délivré par la mairie, le parent doit planter un arbre. Cette initiative a été  récompensée en 2011 par un prix spécial du Feicom.

Parmi les projets plus directement liés au développement durable, Suzanne Ngane cite des menuiseries municipales dans les zones forestières, des unités d’extraction de sable, ainsi que le projet Invest’Elec, lancé en avril 2012 et financé par l’Union européenne (UE) et l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel). D’un montant de 1 milliard de francs CFA, ce projet vise à impliquer le secteur privé local dans la production d’électricité, en exploitant le potentiel hydraulique du pays pour mieux couvrir les zones rurales. L’un des volets d’Invest’Elec consiste à voir des PME investir dans les énergies renouvelables.

Lors des JED, l’organisme camerounais a invité les partenaires institutionnels comme privés à apporter leur contribution. “Nos ressources dépendent essentiellement des recettes issues de la parafiscalité”, souligne Suzanne Ngane. Ces fonds proviennent entre autres de la vignette automobile, d’une redevance forestière annuelle et d’une taxe foncière sur les propriétés immobilières.

Or, les projets soutenus par le Feicom peuvent être générateurs de revenus et impliquent des transferts de technologie qui pourraient intéresser des partenaires privés, dans le cadre de partenariats public-privé (PPP).

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