La vraie dépendance de notre PIB aux énergies fossiles

La majorité des modèles utilisés pour expliquer le processus de croissance n’intègrent pas l’énergie comme facteur essentiel pouvant l’influencer. Dans ces modèles, l’élasticité du PIB par rapport à l’énergie, c’est-à-dire la sensibilité du PIB à la variation de consommation d’énergie, est toujours inférieure à 10%. Or, un tel calcul est basé sur deux hypothèses irréalistes. Mes propres travaux empiriques, menés sur près d’une trentaine de pays, et sur plus de quarante ans, montrent qu’en réalité l’élasticité du PIB par rapport à l’énergie primaire est comprise entre 40 %, pour les zones les moins dépendantes du pétrole, comme la France, et 70 % pour les Etats-Unis, avec une moyenne mondiale tournant autour de 60 %.

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