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Résilience et adaptation sont devenues des injonctions internationales, qui se sont imposées dans le champ de la réduction des catastrophes naturelles suite à l’adoption des cadres d’action de Hyogô (2005) et de Sendai (2015) par les Nations-Unies. Ce nouveau référentiel est venu compléter, puis englober, l’objectif de réduction de vulnérabilité qui, dans les années 1990, avait été inscrit à l’agenda international comme prioritaire. La réduction de la vulnérabilité impliquait à cette époque une double inflexion : elle déplaçait la focale de la gestion d’urgence vers la prévention des catastrophes et permettait de mettre l’accent sur le rôle des inégalités de développement dans la survenue des désastres.

Organisateurs

Résilience et adaptation sont devenues des injonctions internationales, qui se sont imposées dans le champ de la réduction des catastrophes naturelles suite à l’adoption des cadres d’action de Hyogô (2005) et de Sendai (2015) par les Nations-Unies. Ce nouveau référentiel est venu compléter, puis englober, l’objectif de réduction de vulnérabilité qui, dans les années 1990, avait été inscrit à l’agenda international comme prioritaire. La réduction de la vulnérabilité impliquait à cette époque une double inflexion : elle déplaçait la focale de la gestion d’urgence vers la prévention des catastrophes et permettait de mettre l’accent sur le rôle des inégalités de développement dans la survenue des désastres.

Termes à la fois flous et polysémiques, « résilience » et « adaptation » sont aussi fortement mobilisées dans le champ du changement climatique qui a progressivement convergé, au cours des années 2000, vers celui de la réduction des catastrophes naturelles. Mettre en regard ces deux champs permet à la fois de comprendre comment les notions ont circulé et se sont opérationnalisées, et de porter un regard critique sur l’usage qui en est fait aujourd’hui. L’objectif est de (re)politiser ces référentiels d’actions pour montrer leurs enjeux éthiques et pratiques, en particulier dans les pays des Suds où ces nouveaux impératifs interfèrent avec les politiques de développement.

 

Conférence-débat animée par Gaël Giraud, chef économiste de l’AFD

Avec Magali Reghezza, maître de conférences en géographie au département de géosciences de l’École normale supérieure. Habilitée à diriger des recherches, elle est co-directrice du Centre de formation sur l’environnement et la société (CERES) et membre du laboratoire de géographie physique de Meudon.

Date

mercredi 16 mai 2018

Heure

17h30

Lieu

Mistral
3 Place Louis-Armand
Paris 12ème

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