Le changement climatique est une réalité qui n’est dorénavant plus guère contestée. Il a obtenu ses lettres de créances à la COP 21, et la communauté internationale s’est fixé comme objectif de limiter le réchauffement moyen à moins de 2 degrés centigrades à la fin du siècle. Or nous sommes en période de crise économique, avec une croissance faible, voire négative, et des taux d’intérêt qui lui emboîtent le pas. Comment donc trouver les ressources nécessaires à la transition énergétique, et plus généralement pour atteindre l’objectif de la COP 21 ?

Organisateurs

Ivar Ekeland, mathématicien et économiste, soutient la thèse que cette coïncidence n’est pas un hasard : c’est parce que le réchauffement climatique se fait sentir, et plus généralement parce que nous sommes en train d’épuiser les ressources de la planète, que la croissance est faible et les taux d’intérêt bas. La situation ne risque pas de s’améliorer d’ici la fin du siècle, et nous sommes donc contraints de repenser toute la théorie économique et financière, qui jusqu’à présent postulait une croissance exponentielle et continue. Quelle sera la nouvelle économie ? Comment investir quand les taux d’intérêt sont nuls ? Quelles sont les conséquences sur les marchés financiers, et sur l’action publique ? Peut-on espérer atteindre les objectifs de la COP 21.

Ivar Ekeland est ancien président de l’Université Paris-Dauphine, et est l’auteur du « Syndrome de la grenouille », ouvrage sur le réchauffement climatique (Odile Jacob 2015).

Rencontre animée par Gaël GIRAUD, chef économiste de l’AFD et Oskar LECUYER, économiste et chercheur en climat et énergie (AFD).

 

La finance au temps du réchauffement

Date

mardi 22 novembre 2016

Heure

17h30 - 19h30

Lieu

AFD (Mistral)
3 place Louis Armand
75012 Paris

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