Dans quelle mesure est-il possible pour des aires protégées d’atteindre des objectifs de conservation de la biodiversité, tout en répondant aux besoins de développement socioéconomique des populations locales ?

Si l’atteinte concomitante de ces deux objectifs est une préoccupation centrale de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), qui sera encore débattue lors de la prochaine conférence des parties en Chine en 2020, les moyens d’y parvenir font cependant débat.

Organisateurs

À quelques mois de la révision des objectifs de conservation de la biodiversité fixés à Aïchi en 2010, il semble que seuls quelques objectifs seront atteints, notamment l’augmentation des surfaces d’aires protégées terrestres et marines.

Pourtant, de nombreuses aires protégées sont qualifiées de « parcs de papier » : leurs limites apparaissent sur des cartes, mais sur le terrain elles sont ouvertes à toutes les déprédations et n’atteignent par leurs objectifs de conservation. L’enjeu ne se limite donc pas seulement à étendre les zones protégées, il est également essentiel d’améliorer la gestion des aires protégées préexistantes, ce qui semble loin d’être acquis. La tension entre les objectifs de conservation de la biodiversité et de développement économique reste également forte.

Une évaluation a récemment été menée sur un panel de 19 projets répartis en Amérique latine, Afrique et Asie engagés entre 2000 et 2017 par l’AFD ou par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) en faveur de gouvernements ou d’ONG.

Objectifs ?
Évaluer et capitaliser l’expérience acquise autour de ces projets, sur la base d’une évaluation globale et indépendante. Cette évaluation rend compte de ce qui a été réalisé dans les projets et dans quelles conditions, au travers d’un bilan quantitatif et qualitatif. Elle identifie également des enseignements intéressants à la lumière de stratégies d’interventions différentes et des leçons d’expériences vécues « sur le terrain ».

—  Intervenants  —

 

Le débat autour des résultats de l’évaluation* sera présidé par le Marie-Christine CORMIER SALEM, directrice de recherche en sciences sociales de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), spécialiste des questions d’environnement-développement dans les pays du Sud.

Avec :

  • (Sous réserve) Yann WEHRLING, Ambassadeur délégué à l’Environnement, ou représentant du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ;
  • Constance CORBIER BARTHAUX, responsable des projets Biodiversité au Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) ;
  • Guillaume CHIRON, Responsable adjoint de la division agriculture, développement rural et biodiversité de l’AFD ;
  • Gaetan QUESNE, Consultant chef de mission d’évaluation, BAASTEL ;
  • Nathalie LE DENMAT, Responsable du département Evaluation et apprentissage de l’AFD.

* Vous pouvez retrouver sur le site de l’AFD  la synthèse de l’évaluation qui sera présentée le 13 mai.

Date

lundi 13 mai 2019

Heure

14h30 - 17h00

Lieu

AFD
5, rue Roland Barthes, Paris 12

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