Covid-19 et environnement : quel monde d’après ?

Au plus fort de la pandémie, quand l’Europe a commencé à se confiner, des images ont fleuri sur nos écrans : des dauphins dans la lagune de Venise, la chaîne de l’Himalaya débarrassée de son halo de pollution et visible de très loin pour la première fois depuis des lustres, des cerfs dans les rues de France… La baisse vertigineuse de l’activité économique a provoqué une décrue bien réelle des émissions de CO2, comme le note le site de The Conversation : – 17 % début avril à l’échelle mondiale, et même – 34 % en France. Reste que ce niveau est équivalent à celui qui avait été mesuré… en 2006. Autrement dit, le confinement d’une grande partie de la planète nous a projetés seulement 14 ans en arrière en terme de pollution atmosphérique.

Comment enrayer sur le long terme le dérèglement climatique ? Au moment où nous semblons quitter la zone rouge de la pandémie, la question reste entière, comme en témoigne notre seconde revue de presse du mois. Si rien n’est fait, les forêts tropicales risquent ainsi de perdre leur rôle de poumon pour devenir, à leur tour, émettrices de CO2, alertent Les Échos. Les forêts, tout comme la faune, ont payé un lourd tribut lors des incendies sans précédent qui ont ravagé l’Australie voici quelques mois. L’île-continent doit-elle se préparer à un nouveau calvaire de ce type ? Pour l’éviter, raconte La Croix, des scientifiques préconisent aujourd’hui de s’inspirer des traditions aborigènes.

Renouer avec le passé et avec la nature, faire preuve de modestie, c’est peut-être l’une des leçons de l’épreuve collective à laquelle nous faisons face.

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

Thomas Hofnung
Rédacteur en chef d’iD4D

 

Revue de presse 2 MIN