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Les rencontres (séminaires, colloques, atelier de réflexion, conférences-débat…) des acteurs du développement à ne pas manquer !

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mai 2016

Institutions et gouvernance

24
Mai.

Peru_Chenopodium_quinoa

Reconnaitre la pluralité des sociétés en Amérique latine : quels impacts sur la gouvernance des ressources ?

de 17h30 à 19h30
au bâtiment MISTRAL , 3 place Louis Armand, Paris 12
animée par Christophe Ventura, journaliste

L’Amérique latine est apparue ces dernières années comme une région à forte intensité citoyenne dans laquelle se sont affirmées de nouvelles formes d’engagement politique et social. La montée en puissance des communautés a permis une reconnaissance de leurs revendications, et de leur rôle dans le débat politique, parfois transcrit dans les constitutions, comme cela a été le cas en Colombie (1991), en Bolivie (1994) ou en Equateur (1998).

L’affirmation culturelle, politique et sociale de ces communautés autochtones transforme les termes du débat sur la gestion et la sauvegarde des ressources naturelles (terres, ressources fossiles et minières, forêt amazonienne, eau, etc.), des modes de vie des populations, l’agriculture et la sécurité alimentaire, ou encore l’accès aux services essentiels (eau, électricité, éducation, santé, etc.). Dans plusieurs pays, la reconnaissance du caractère pluriculturel de la nation et des droits associés a ainsi induit des changements dans la conduite des politiques.

Les « communs », en tant que mode de gouvernance des ressources par les communautés qui édictent leurs propres règles, portent ce projet de société. Fortement médiatisés par l’attribution du prix Nobel d’économie à Elinor Ostrom en 2009, ils favorisent la prise en compte de cette pluralité de la société. Ils questionnent les modèles de développement et leur caractère inclusif et soutenable.

Quelles peuvent être les difficultés à rendre opérationnel les droits prévus dans ces nouvelles constitutions ? Cette reconnaissance du rôle des communautés permet-elle d’impacter positivement les sociétés sud-américaines actuelles (redistribution plus équitable, accès aux services essentiels, partage des ressources…) ? Enfin, la prise en compte des communs dans les systèmes juridiques latino-américains permet-elle l’émergence d’un modèle de développement plus inclusif et soutenable ?

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Climat

26
Mai.

rencontres du développement

Après la COP21 : la question à 1000 milliards / shifting the trillions

de 17h00 à 19h00
au bâtiment MISTRAL, 3 place Louis Armand, Paris 12
animée par Gaël Giraud, chef économiste à l’AFD.

L’Accord de Paris fixe trois objectifs :
1) une ambition de long terme formulée dans l’objectif collectif de contenir l’augmentation des températures mondiales « nettement en dessous de 2°C « ,
2) a promotion d’un développement réduisant les émissions de gaz à effet de serre et de l’adaptation des sociétés au changement climatique,
3) et enfin ‘l’alignement des flux financiers’ avec les deux objectifs précédents.

En pratique, cela signifie que les émissions mondiales d’origine humaine devront être nulles, en net, avant la fin du 21ème siècle. Il convient donc simultanément de réduire nos émissions, en éliminant pratiquement tous les combustibles fossiles, et de favoriser des pratiques ou des technologies de séquestration des rares émissions résiduelles.

Un défi de taille, à relever par les pays du Nord comme du Sud, sera d’élaborer des cadres pour canaliser les flux massifs nécessaires au financement de ces transitions. Des travaux récents mentionnent un total de 90 trilliards rien que pour les besoins en infrastructures pour garantir un développement soutenu et durable. A cette échelle, les enjeux dépassent les questions soulevées par la négociation autour des 100 milliards du fond vert, ou par les sources du financement de l’aide au développement. Comme exposé dans les travaux de l’UNEP Inquiry, il s’agit de capter une partie de la finance privée et de mobiliser les finances publiques locales dans leur ensemble.

Où en sont les pays émergents de ces cadres d’intervention ? Comment repenser l’aide au développement dans ce contexte en évolution ?

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juin 2016

2
Juin.

Projection film medellin

Projection et débat autour du film « La Nueva Medellín » de Catalina Villar

de 17h30 à 20h00
au bâtiment MISTRAL, 3 place Louis Armand, Paris 12

La transformation de Medellín

Medellín : connue comme la ville « la plus dangereuse du monde » et qui est devenue en quelques années, la ville « la plus innovante de la planète ».

Un film (documentaire de fiction) très récent (2016) présentant la vision de la réalisatrice franco-colombienne Carolina Villar sur l’évolution de Medellín, une ville clé pour la compréhension des enjeux de la Colombie. Un pays marqué par la violence, à l’aube d’une paix en construction depuis des décennies et attendue par les nombreux citoyens.

La rénovation urbaine et sociale réalisée et qui a transformé Medellín n’efface pas le besoin impérieux de la réhabilitation des individus disparus, dans un travail collectif de mémoire confronté aux aléas des institutions et de la justice.

L’idée est d’ouvrir un débat après le film autour des transformations de Medellín comme réponse politique aux différents enjeux urbains d’une (grande) ville colombienne, confrontée à une violence historique, à l’accueil des populations déplacées, à la ségrégation entre centre et périphérie… et qui a fait le pari de la construction d’un vivre ensemble sans renier un passé douloureux.

Medellín : symbole des différents défis et des avancées de la Colombie, symbole de l’équilibre difficile entre le progrès et la justice.

Rencontre animée par   Pascal Brouillet,  conseiller au département Amérique latine et Caraïbes à L’AFD.

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